En marge du Festival de Cannes, dont il préside le jury, le réalisateur italien Roberto Rossellini répond avec humour aux questions de Guy Béart sur "l'âme collective" d'une équipe de cinéma, et sur le travail "je n'aime pas le travail, mon rêve serait de vivre comme un rentier". Enfin, Guy Béart évoque Anna Magnani et Ingrid Bergman, "c'était du travail", et Rossellini rétorque : "C'était surtout autre chose !". Rires du public.
Le réalisateur italien Roberto Rossellini parle de la naissance de sa cinéphilie, en fréquentant le cinéma de son père à Rome. Il ajoute qu'à l'époque toutes les histoires étaient semblables, avec un homme, une femme et un tiers, "ça me semblait une folie, il fallait trouver une façon de briser ça et de faire autre chose".
Le réalisateur italien Roberto ROSSELLINI explique que dans ses films il veut jouer sur la mobilité de l'oeil et souhaite "montrer au lieu de démontrer" pour que le spectateur se fasse sa propre morale. Il ajoute qu'il a foi en l'Homme mais qu'il se méfie des idéologies.
Suite au décès de Roberto Rossellini, le réalisateur Jacques Demy apporte son témoignage et son regard sur la personnalité et la carrière du cinéaste italien.
Le réalisateur italien Roberto Rossellini s'exprime sur ses choix de sujets de films, motivés par des "points tournants" dans notre civilisation, afin de "savoir d'où on vient et où on va".
En évoquant la fil du film "Allemagne année zéro", le réalisateur italien s'exprime sur sa volonté de donner la libérté au spectateur de tirer sa propre moral dans ses films, par opposition aux films de propagnade.
Le réalisateur italien Roberto Rossellini s'exprime sur sa volonté de découvrir la vérité, de prendre conscience des choses. Il prend l'exemple de son film "Allemagne année zéro" : "Quand je suis allé en Allemagne j'ai tâché de comprendre l'Allemagne et les allemands, je n'ai pas pris une position de juge".
Le réalisateur italien Roberto Rossellini s'exprime sur l'utilisation de l'image pour développer l'intelligence du spectateur. Il donne ensuite sa vision des autres formes d'art qui seraient victimes des avancées de la société, "la seule façon de ne pas être victime, c'est d'être conscient."
Le réalisateur italien Roberto Rossellini répond à une question de François Truffaut sur son choix de faire du cinéma d'information. Il considère que les avancées du progès désoriente la société, et veut comprendre ce qui se passe dans le monde. : "... le progrès nous a désorientés [...] la confusion et la violence sont aggravés par le manque d'équilibre entre ceux qui ont la possibilité de dire et ceux qui n'ont plus de possibilité de répondre [...] j'essaie de m'orienter moi-même et je crois que c'est un besoin réel du monde d'aujourd'hui [...] La fiction est trop allusive par rapport aux urgences [...] Nous ne sommes plus au centre de l'univers [...] L'éducation donne une prédisposition à la spécialisation alors que le monde devient à chaque instant plus complexe [...] Il ne s'agit pas de faire du reportage mais de comprendre ...".
François Truffaut (en off) s'exprime sur l'influence de Roberto Rossellini sur son travail, notamment pour "Les 400 coups", "ce film lui doit beaucoup." Il énumère ensuite la filmographie de Rossellini en soulignant son évolution, de la fiction au cinéma d'information.
Interviewé à Rome, le réalisateur Roberto Rossellini critique l'"ingénuité" du cinéma vérité face aux moyens techniques, et l'absence de travail d'auteur qui le caractérise: "Il faut créer des mythes sur les hommes, pas sur les choses."
Arrivée d'Ingrid BERGMAN en gare de Cannes (Nice, dans le commentaire) où se tient le neuvième festival international du film. Ingrid BERGMAN descendant de la voiture décapotable qui l'amène à son hôtel. Roberto ROSSELLINI regardant la mer du haut des rochers. Roberto ROSSELLINI et Ingrid BERGMAN côte à côte sur les îles de Lérins. Ingrid BERGMAN se promenant.